Québec - prévention

 

A lire dans LE MONDE 2, un dossier sur « le pari réussi » de la prévention au Québec. D’après l’hebdo, « qu’il s’agisse de lutte contre la délinquance juvénile » ou « de prévention de la récidive », « le Canada est régulièrement cité en exemple », sachant que « du monde entier (...) politiques et experts viennent y observer le fonctionnement des prisons ou de la police de proximité ». Le magazine propose une "plongée dans la capitale du Québec", Montréal, où « le taux de criminalité a baissé de 38% ces quinze dernières années ». Affirmant que « tout commence dans la cour de récré » où les grands tiennent des « séances de médiation », l’hebdo souligne que ce qui « frappe d’abord au Québec », c’est « cette foi absolue en l’efficacité de la prévention » avec notamment la mise en place en 1999 d’un programme associatif destiné aux élèves temporairement déscolarisés, « Alternative Suspension », qui selon l’évaluation financée par le ministère de la justice, « modifie le comportement de 85% de jeunes ». Le supplément du Monde qui note aussi qu’il y a 10 ans la police de Montréal s’est réorganisée en police de proximité, ou selon le terme québecois en police de quartier ou police « communautaire », précise que selon le directeur adjoint de la police « le taux de criminalité a baissé de 13% depuis 2000 ». Evoquant la drogue un policier déclare « Avec le travail de prévention qu’on effectue dans les écoles, sur les 1200 élèves du secondaire, il n’y en que 40 dans les gangs, ça c’est un succès ». Suit un développement sur les bonnes relations qui existent entre les jeunes et la police, sachant que quand le travail préventif échoue « la répression reprend tous ses droits » et qu’on incarcère davantage au Canada qu’en France, tout en gardant l’idée qu’en prison « une prévention est possible et souhaitable ». D’après le journal, « la prison est entièrement pensée pour favoriser la réinsertion future » avec notamment des programmes de thérapies pour les toxicomanes et les délinquants sexuels. Selon une psychologue régionale, ces programmes « ont un vrai impact sur la récidive » qu’ils réduisent « de moitié » surtout si « le programme se poursuit une fois le détenu libéré ».