Pinard de vivre à l’Elysée

 

Sous le titre « Pinard de vivre à l’Elysée », LE CANARD ENCHAÎNE pose cette question « grave » : « La France peut elle sérieusement élire un président qui n’aime pas le vin ? » et tient à remercier la Revue du vin de France qui a fait son enquête sur le vin et les candidats. L’hebdo rapporte que selon cette enquête, Dominique Voynet est « la plus calée de tous » en matière de vin, sachant que Bayrou, lui « aime le vin » qui lui a fait vaincre son bégaiement et auquel il doit donc sa carrière. Quant au « Facteur Besancenot », il « vote oui » pour « un bon pinard et un bon cigare (cubain ?) » alors que Philippe de Villiers « se vante de siroter « un vin local qui fait énormément de progrès » avouant toutefois sa « traître » préférence pour le pomerol. Le journal qui relève que Le Pen est « plutôt pétrus » et Arlette Laguiller « amoureuse des saint émilion », souligne que Ségolène Royal a pour sa part appris « au contact de François Mitterrand (...) que la table et le flacon étaient les deux piliers de l’art de vivre à la française », si bien que quand elle fut élue à la tête de la région Poitou Charente son premier geste « fut de choisir elle-même les vins servis aux repas officiels », sachant qu’elle peut être « au vin rouge à 9 heures à la foire des Hérolles ». Or d’après l’hebdo, « c’est là que l’enquête bascule » car selon la Revue du vin de France, elle possède « une grosse longueur d’avance sur son principal adversaire, Nicolas Sarkozy » qui « résolument urbain (...) n’a jamais côtoyé le vignoble » et pour qui « certaines dégustations imposées sont vécues comme des épreuves » car il « ne boit pas une seule goutte d’alcool (...) n’en n’a jamais eu le goût (..) Et juge l’alcool inconciliable avec un rythme effréné d’activité ». Assurant que « le pire, c’est que Sarko avait aggravé son cas » en déclarant sur TF1 « Je vais vous dire un truc qui va vous décevoir, je ne bois pas de vin » puis s’était ressaisi en affirmant « il ne faut pas culpabiliser les viticulteurs », le Canard estime toutefois que ce n’est pas suffisant pour faire oublier cette anecdote relatée dans la Revue du vin par un viticulteur : « on servait du latour et du yquem (...) mais j’ai tout juste réussi à les lui faire sentir ». Et l’hebdo de conclure « c’est aussi cela la rupture... ».