Alcool - travail
« Lever le tabou de l’alcool au travail » titre LA TRIBUNE
qui affirme que « des pots institutionnalisés (...) aux licenciements pour
surconsommation, la question de l’addiction n’est que trop rarement posée sans
tabou, ni stigmatisation ». Soulignant que dans un monde professionnel où
il vaut mieux être à l’aise, « l’alcool est surtout apprécié pour ses
vertus désinhibantes et euphorisantes » à
l’occasion de pots entre collègues, le journal observe que toutefois l’alcool a
aussi une réalité moins festive car on boit également pour oublier la
souffrance, la peur, le stress. Rappelant qu’il y a cinquante ans
l’alcoolisation au travail était une réponse aux conditions physiques, alors
qu’aujourd’hui la charge physique est remplacée par une charge mentale face à
laquelle l’alcool devient un antistress et un
anxiolytique, le quotidien. considère en outre que dans une société qui place
la notion de performance en son centre et pense qu’il existe une solution
pharmaco chimique à chaque tracas, de plus en plus de salariés ont recours à
des substances psychoactives pour être à la hauteur. Le psychiatre
Sous le
titre « Boire et gagner plus »
un encadré où le journal
fait état d’une étude « insolite » qui montre qu’aux Etats-Unis les
buveurs d’alcool gagnent plus que les non buveurs (10%
de plus pour les hommes et jusqu’à 14% pour les femmes). D’après La Tribune, la
consommation d’alcool permettrait de développer des qualités humaines,
professionnelles et sociales et d’entretenir un réseau de relations plus large
qui permet d’obtenir des opportunités professionnelles. Les auteurs évoquent
une « augmentation du capital social ».