Médecine
- dépistage
FRANCE SOIR fait état de la stratégie mise en
place par les pouvoirs publics pour inciter les généralistes à aborder la
question de l’alcoolisation de leur patients
et pour les aider à dépister les comportements à risque. Affirmant que la
plupart des généralistes hésitent à évoquer la question de l’alcool en
l’absence de tout signe clinique, malgré les 30% de consultations qui
concernent un patient dont la consommation est excessive, le journal relève que
pour répondre à cette problématique les pouvoirs publics ont mis en place le
programme « RPIB » (Repérage précoce et intervention brève) auprès de médecins
généralistes. Le quotidien qui explique que cet outil permet de mieux
identifier les patients grâce à un questionnaire rapide, précise
qu’après une phase expérimentale dans quatre régions, le RPIB est désormais
étendu à tout le territoire. Gros plan sur la Gironde où un réseau de lutte
contre l’addiction a formé pendant quinze mois 86 médecins, avec une
sensibilisation des usagers à l’aide d’affiches et de messages diffusés dans
les médias. Le Dr Philippe Castera coordonnateur «
d’Agir 33 » souligne « Au final, un
patient repéré sur cinq était en mésusage et près de la moitié des patients à
risque étaient méconnus de leur médecin traitant ».
A noter un encart sur les seuils de consommation à risque : 21 verres par semaine pour les hommes, 14 verres pour les femmes, pas plus de quatre verres en une seule fois. Et quelques recommandations : pas d’alcool pendant la grossesse, lors de la conduite, avec certains médicaments, dans certains métiers ou sports dangereux ou avec certaines pathologies. Et ne pas consommer d’alcool au moins un jour par semaine.