Bière - unités d’alcool sur les étiquettes

 

L’AFP et LE PARISIEN annoncent que les bières fabriquées en France vont progressivement faire figurer sur leurs étiquettes les unités d’alcool qui permettent d’évaluer la quantité d’alcool consommée.

Indiquant que les premiers conditionnements avec ces pictogrammes, qui ne sont pas obligatoires, apparaîtront dès le mois de novembre, l’AFP rapporte que selon Gérard Laloi président des Brasseurs de France, le but est de fournir aux consommateurs les seuils à ne pas dépasser, avec « pour une consommation modérée et responsable » pas plus de 2 unités par jour pour les femmes et 3 unités pour les hommes. L’agence relève qu’ainsi, 25 cl de bière à 4° correspondent à 0,8 unité alcool et 25 cl de bière à 5,8° à 1,2 unité alcool.

Sous le titre « La bière affiche son nouveau logo sanitaire » LE PARISIEN qui reprend ces informations, précise qu’au comptoir les sous verres « indiqueront aussi la valeur de ce qu’on ingurgite ». Gérard Laloi affirme « c’est une décision volontaire à laquelle Heineken et Kronenbourg ont déjà souscrit. D’ici trois mois tous les grands brasseurs s’y seront mis et dans un an le marché entier sera concerné ». Regrettant que l’inscription sur les étiquettes soit « minuscule », le journal relève qu’avec ce nouveau logo les brasseurs « veulent afficher leur responsabilité citoyenne » en argumentant « qu’on ne peut pas se ficher du fait que 47% des gosses de moins de 17 ans avouent s’être déjà saoulés au moins une fois dans l’année ». D’après le quotidien, il s’agit là d’une « stratégie de communication qui vise à conquérir de nouveaux clients » car il y a une « nécessité économique » puisque les ventes de bière ont chuté de 30% en trente ans et qu’une moitié de Français ne boit jamais de bière. Et d’estimer « qu’il y va des vendeurs de bière comme des marchands de cigarettes (...) malgré la pression sanitaire exercée pour mettre le consommateur à l’abri, il s’agit de rassurer le client pour assurer le business ». Interrogeant « à quand l’étiquette « citoyenne » pour le vin (...) le whisky ou le champagne ? », le Parisien dit comprendre « qu’avec des teneurs en alcool plus fortes (...) ces boissons ne soient pas encore prêtes à accueillir de tels logos ».