Adolescents - comas éthyliques - CHU de Nice
L’AFP revient sur la hausse inhabituelle du nombre de jeunes adolescents en situation de
coma éthylique accueillis au cours du dernier mois au service des urgences
pédiatriques du CHU de Nice (voir revue de presse d’hier). Le Dr Haas,
responsable du service, indique « courant
mars, en moins d’un mois, nous avons vu arriver cinq adolescents - trois
garçons et deux filles - âgés de 11 à 15 ans en situation de coma éthylique. Ce
chiffre représente la moitié du nombre d’adolescents en état d’ébriété avancé
que nous accueillons chaque année, soit une dizaine ». Le
praticien qui dit craindre l’émergence d’un « nouveau jeu dangereux à la mode », affirme cependant
« je reste prudent car je n’ai aucune
preuve en ce sens mais ces cinq cas présentent la même caractéristique :
il s’agit d’alcoolisation solitaire, souvent au domicile des parents, chez des
adolescents qui ne semblent pas présenter de terrain favorable à de tels excès ».
L’agence qui précise que ce comportement solitaire se distingue du « binge drinking »
pratiqué par des groupes de jeunes avec l’intention de se saouler, rapporte que
selon le médecin, ses homologues de Lille et de Nantes n’ont pas noté le même
phénomène. Le Dr Haas qui tient à alerter parents et adolescents, explique
« ces jeunes n’apparaissent pas
suicidaires mais plutôt en recherche de sensations, sans conscience des graves
dangers qu’ils courent : ils arrivent aux urgences avec un taux
d’alcoolémie qui peut atteindre 2,7 gr, en état de coma et d’hypothermie et
présentent d’importants troubles métaboliques ». L’agence
souligne que les adolescents accueillis à Nice se sont rétablis et demeurent
suivis sur le plan psychologique afin d’éclairer les raisons de leur
comportement.