Campagne
- autoévaluation de l’alcool au volant
L’AFP annonce que le gouvernement
veut promouvoir l’évaluation par les automobilistes de leur taux d’alcool avec
une campagne intitulée « Soufflez, vous saurez ». Pour Cécile Petit,
déléguée interministérielle à la sécurité routière, si les Français ont changé
leur comportement en ce qui concerne la vitesse, « en revanche il n’y a eu aucune progression
sur l’alcool devenu en 2006 le premier facteur de mortalité routière ».
Indiquant que le gouvernement s’est associé à une vingtaine de partenaires pour
commercialiser des éthylotests chimiques à un euro et un éthylotest
électronique autour de 100 euros, l’agence souligne que plus d’un million
d’éthylotests chimiques seront mis en vente en grande surface, dans les
pharmacies, les bureaux de tabac, et chez les cavistes. D’après l’agence, un
sondage montre que 75% des Français se déclarent prêt à tester leur taux
d’alcoolémie avant de prendre le volant (22% non) alors que 80% des passagers sont prêts à demander au conducteur de s’autotester (19%
non). L’agence qui signale que la campagne lancée aujourd’hui durera jusqu’au 5
décembre à la radio et à la télévision, précise que pendant les fêtes des spots
mettant en scène des animateurs télé seront diffusés, que des affiches seront
imprimés et qu’un site Internet dédié est ouvert (www.soufflez-vous-saurez.fr).
L’agence qui souligne que selon Dominique Bussereau,
la question de l’éthylotest antidémarrage va être « abordée » lors du prochain comité
interministériel de sécurité routière, rapporte que selon lui, le gouvernement
« y pensait » pour les cars scolaires et pour les récidivistes mais que les
décisions n’étaient pas encore validées. Relevant que selon l’Observatoire
national de sécurité routière, 1271 décès auraient pu être évités si le taux
légal avait été respecté par tous, l’agence rapporte que pour la présidente de
la ligue contre la violence routière cette «
campagne est nécessaire mais pas suffisante » car elle ne touche pas « la population la plus dangereuse, celle
qui a un comportement alcoolique ancré ».
L’AFP qui développe le sondage dans une
deuxième dépêche, note qu’en cas de test positif 91% essaieraient de trouver
quelqu’un pour conduire, 58% attendraient une ou deux heures, 45% feraient
attention aux gendarmes, 20% prendraient le volant si ils se sentent en état de
conduire. D’après l’agence, pour 94% autotester son taux d’alcoolémie est
utile, pour 90% c’est normal, et naturel (82%), et seuls 2% jugent que c’est
ridicule, sachant que 42% jugent cela contraignant. Précisant que 66% des
interrogés n’ont jamais utilisé un éthylotest et que sur les 30% qui l’ont
pratiqué, 83% l’ont fait lors d’un contrôle par les forces de l’ordre et les
autres par autocontrôle, l’agence souligne que par ailleurs, après avoir bu,
54% se posent la question de savoir si ils sont en état de conduire alors que
33% ne se posent jamais cette question et 5% rarement. D’après l’agence 56%
connaissent le taux légal d’alcoolémie mais seuls 67% savent qu’il correspond à
deux verres bus.